Le gouvernement wallon opte pour le corridor « Boucle du Hainaut »
La révision du plan régional fait passer le projet à l'étape suivante

Le 12 octobre 2026, le gouvernement wallon a pris une décision de principe dans le cadre de la révision du plan régional nécessaire à la réalisation de la Boucle du Hainaut. Cette décision confirme la nécessité de nouvelles infrastructures de transport d’électricité entre Avelgem et Courcelles et désigne un corridor privilégié, permettant ainsi au projet de passer à la phase suivante.
Pourquoi cette liaison est-elle nécessaire ?
Le projet s’inscrit dans le cadre du développement à long terme du réseau électrique belge. Il vise à soulager le réseau national et celui du Hainaut, à répondre à l’évolution des besoins en électricité des ménages et des entreprises, à renforcer la capacité de transport entre la Flandre et la Wallonie et à permettre l’intégration de nouvelles sources de production renouvelables, tant terrestres qu’offshore.
Corridor privilégié défini
Le corridor privilégié désigné résulte du rapport d'impact sur l'environnement, dans lequel plusieurs options ont été évaluées selon des critères humains, agricoles, paysagers, écologiques et techniques. Le choix du corridor et de la technologie repose sur des analyses réalisées par un bureau d’études indépendant et sur les délibérations des autorités compétentes. Le gestionnaire de réseau prend acte de ce choix et poursuit les préparatifs dans le cadre des prochaines étapes de la procédure.
Prochaines étapes de la procédure
La décision de principe concernant la révision du plan régional ne marque pas la fin du processus. Le projet va désormais être soumis aux mécanismes de consultation prévus par la loi. Début 2027 aura lieu une enquête publique, au cours de laquelle les citoyens, les communes et les parties prenantes pourront consulter le dossier, poser des questions et formuler des remarques. Sur la base des avis et des réactions recueillis, le Gouvernement wallon fixera le périmètre de réservation et l’intégration définitive dans le plan régional. Ce n’est qu’ensuite qu’une demande de permis d’urbanisme pourra être introduite, dans le cadre d’une procédure distincte comportant ses propres phases de consultation.
Planification et mise en service
Jusqu’au dépôt des demandes formelles de permis, le promoteur reste en dialogue avec les autorités locales, les riverains, les agriculteurs et les autres parties prenantes afin d’accompagner les phases suivantes. La mise en service prévue de l’infrastructure est prévue pour la période 2032–2033.