naar top
Menu
Logo Print

DEMARRER AVEC LE BIM

L'attention pour le BIM ne cesse de croître. En 2015, de nombreuses journées d'information et congrès ont été organisés pour diffuser les connaissances sur le BIM, tandis que différentes publications visaient spécifiquement son implémentation. Les entreprises actives dans le secteur de la construction sont de plus en plus conscientes de l'existence du BIM, même si son implémentation est surtout un travail de longue haleine. Démarrer avec le BIM réclame un grand investissement en logiciels, connaissances et temps et une grande adaptation de la méthode de travail et de l'organisation.


Little bim

Une première étape dans la transition vers le BIM est généralement le travail dans un modèle intégral et ce, au sein de l'entreprise elle-même. Par exemple, un bureau d'architectes peut aisément rédiger un standard de dessin et utiliser le BIM pour communiquer en interne sur un projet. Dans ce cas, on parle de 'Little BIM'. Cependant, les bureaux d'études, les entrepreneurs et les exécutants trouvent moins vite le chemin du 'Little BIM', parce qu'ils doivent d'abord recevoir des plans et des modèles d'autres parties. Si les documents fournis ne sont pas des modèles BIM, le pas vers leur transposition en modèles BIM est grand. Seul un petit nombre d'entreprises de construction et bureaux d'études plus grands s'engage de façon (pro)active aujourd'hui dans le BIM. Elles modélisent même les projets et l'utilisent, par exemple, pour générer les métrés et les offres.

Big bim

Sous 'Big BIM', on entend l'accord de collaboration complet entre les différentes parties. Etant donné que le BIM n'est pas encore fort répandu en Belgique, le nombre de projets réalisés de cette manière est encore faible. Pour encourager l'utilisation du BIM, il est de plus en plus souvent repris aujourd'hui comme condition dans les missions publiques. Le maître de l'ouvrage joue assurément un rôle important dans l'incitation à adopter une approche BIM intégrale.


Vers une norme bim européenne

Un frein important à l'implémentation du BIM en Belgique est le manque de standards de dessin et de normes explicites pour le codage et la structuration de modèles et de données. La plupart des parties utilisent aujourd'hui un standard individuel, avec propres paramètres et accords. Ceci menace la concordance efficace et univoque entre tous. Depuis peu, une normalisation BIM européenne (CEN/TC E442) est toutefois en préparation, avec l'assistance, entre autres, d'un groupe d'experts belges sous la coordination de NBN. Celle-ci reprendra, entre autres, certains standards ISO en relation avec le modèle data, l'échange d'informations et les objets. Cette normalisation promet de créer un cadre plus large pour le BIM et de favoriser son implémentation plus répandue.